C’est la rentrée.

L’activité professionnelle redémarre, les beaux jours se font plus rares, les familles s’éclatent après quelques semaines de vacances partagées, le rythme régulier des journées productives se réinstalle subitement.

Du positif et du négatif.

Parmi les bonnes choses de la rentrée, il y a le plaisir de retrouver ses émissions préférées, je parle des émissions de France Culture que j’écoute dans mes nombreux trajets professionnels. Le regret des vagues maritimes s’émousse au contact des ondes radiophoniques.

Il y a de belles idées qui circulent sur France Culture, et qu’on peut cueillir subrepticement, comme on attrape dans la main un pollen qui vole dans l’air printanier.

Et puis, il y a des voix, des voix au timbre envoutant, des voix au ton accueillant, auprès desquelles on prend plaisir à faire une pause apaisante, des voix qui vous invitent à faire un bout de chemin au fond de votre moi.

Ces voix, c’est comme un massage de l’esprit.venus callipyge 2

Ces voix, c’est avant tout Marie Richeux et Caroline Broué. L’une m’emmène flotter dans ses (nouvelles) vagues de mots et de concepts, l’autre m’invite à la conversation de sa (grande) table. Dans les deux cas, l’atmosphère qu’elles distillent submerge et dépasse le niveau même des idées qui planent dans leur studio.

D’elles, je ne connais que leurs voix. C’est comme si elles n’avaient pas de corps, pas de matière, pas de forme. Invisibles. Comme des déesses. Ce sont un peu mes déesses à moi, mes déesses calliphones.

Et ce n’est pas la peine de prier (Sic !).

 

Les déesses calliphones

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