Trop de monde veut cueillir les fruits d’un même arbre

Cette phrase, en forme d’aphorisme confucéen et prononcée par un styliste anglais dans les matins de France Culture, m’a fait un choc. Immédiatement, sans savoir pourquoi, une voix intérieure m’a murmuré qu’il y avait là une des vérités du moment.

On pense d’emblée à la situation écologique : à force d’exploiter les ressources avec frénésie, l’être humain épuise la terre. Rien de révolutionnaire dans cette assertion, on le savait et on le disait déjà il y a quarante ans.Fruits 7

Evoquons également la question économique : l’offre de biens et services s’est tellement diversifiée avec l’émergence des technologies de l’information, que l’économie classique s’en trouve bouleversée. Elle dépasse les réels besoins et tente, pour s’imposer, d’en créer sans cesse de nouveaux. De manière parfois tellement artificielle qu’on peut se demander si ce système a vocation à donner une place à chacun (je pense en particulier aux fameux « bullshit jobs »)

Mais cette pensée va, me semble-t-il, bien au-delà de ces simples questions matérielles. Par-delà l’épuisement physique, l’homme vit incontestablement une période d’épuisement psychique[1]. Fatigue, course éperdue, peurs, stress, perte de sens, frénésies diverses, contrariétés non exprimées, conflits d’ego, l’être humain des pays riches a du mal à identifier l’essence de sa quête personnelle. Il ne parvient pas à concentrer son action vers ce qui est véritablement important pour lui. Il se conforme à une apparence de normalité (famille, travail, avoirs, relations, loisirs, opinions … et toutes les contraintes afférentes) dont une bonne part est sans objet pour son moi profond.

Cet épuisement psychique est la cause d’une étonnante fatigue vespérale : après une journée de travail, parfois bien sédentaire dans un bureau ou un open space, les citadins rentrent chez eux physiquement épuisés. Leur corps a peu bougé, ce n’est pas une fatigue physique, mais bien psychique.

Il incombe à chacun de ne cueillir que les fruits dont il a envie. Pas pour faire plaisir aux autres, d’abord pour lui. Pour trouver sa voie et s’accomplir.

Tout n’est pas vanité, malgré l’Ecclésiaste.

Tous ceux à qui ce billet parle et souhaitent identifier leurs fruits, apprendre à les cueillir avec discernement et s’en rassasier avec plaisir, peuvent contacter un coach.

C’est exactement son job de les y aider. Et croyez-moi, ce n’est pas du bullshit …

 

Fruits

 

[1] Référence à Heinz Wissman

Trop de monde veut cueillir les fruits d’un même arbre

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