Sans éducation appropriée, l’économie de la connaissance n’est qu’un outil de communication.

Formellement, l’économie de la connaissance résulte de la mise au point technologique d’outils et d’objets permettant des échanges quasi-instantanés, libres et à la portée de tous.

La possibilité d’interaction, mais également de recherche d’informations, est de taille infinie si on la rapporte aux capacités humaines, ne serait-ce qu’à sa dimension temporelle (A titre de comparaison, compter jusqu’à 1 milliard à raison d’un nombre par seconde pendant 15 heures par jour prend plus de 50 ans de vie humaine).

C’est ce caractère apparemment infini qui fait la puissance et le charme des nouvelles technologies de l’information.

Mais c’est aussi là qu’apparaît la question du sens. L’homme dispose d’un outil aux capacités infinies, certes. Mais pour quoi faire ?

Aujourd’hui, la plupart des échanges sur internet se composent de « balabala » ! (« Je suis à la plage », « Regardez ma nouvelle photo de profil », « J’ai mangé une pizza », etc). Pour beaucoup, le savoir n’est qu’un prétexte pour justifier ce qui en réalité n’est que vanité oisive.

Et comme dans toutes les périodes d’accélération historique, certains savent surfer sur la vague de la nouveauté pour bouleverser les hiérarchies de pouvoir. J’en veux pour exemple ces empires de la nouvelle technologie (GAFA, Uber, Flixbus et autres) qui ont su en quelques années amasser des réserves financières titanesques.

Chacun a le droit de bénéficier de cette manne, de cette possibilité. Pourtant, aujourd’hui, la masse reste une fois de plus en-dehors du mouvement d’enrichissement par l’économie de la connaissance. Parce que la recherche de connaissance, l’amour du savoir, la transformation de l’information ne sont pas donnés. Ils s’apprennent, ils s’acquièrent, comme tout le reste.

Sans une éducation adaptée, les nouvelles technologies restent cantonnées à du loisir futile.

Alors que les médias et les politiques nous matraquent avec la question du partage de la richesse, commençons, si vous le voulez bien, par partager l’apprentissage des techniques utiles à la création de richesse.

Economie de la connaissance ?

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