Je suis l’âne de Buridan.

Vous savez bien, cet âne qui meurt de faim et de soif parce qu’il se trouve à égale distance d’un ballot d’avoine et d’un seau d’eau.

Incapable de choisir. C’est tout moi.

Au restaurant, je regrette systématiquement mon choix à peine la commande envoyée. Heureusement que j’hésite à rappeler le serveur…

Dans les options de long terme, c’est plus ennuyeux.

Tout projet me passionne à brève échéance. Je m’y lance à corps perdu. J’ai le dessein de le mener jusqu’à son terme sans défaillir.

Et puis le temps fait que je me lasse. La routine pourfend ma volonté. Mon imagination s’active et me présente d’autres projets, d’autres rêves plus merveilleux, plus prometteurs, plus féconds.

Du coup, le projet n’avance plus. Chaque pas me demande un effort surhumain. Pourtant, je ne l’abandonne pas. Même cela, je n’arrive pas à m’y résoudre…

Mais je m’enflamme par ailleurs, je relève un nouveau défi, en parallèle. Qui n’aboutira pas non plus.

Sur le plan professionnel, c’est une plaie. Au bout de quelques mois dans un poste, je tourne en rond. Non pas que j’en aie fait le tour. Mais d’autres envies frappent à la porte de mon cerveau et m’obsèdent. Alors je change de poste régulièrement et n’atteins les objectifs que partiellement. Impossible de gravir les échelons dans ces conditions !

Pourtant, me direz-vous, j’ai eu des postes de responsabilité en entreprise, avec des succès. Désormais je dirige une entreprise que j’ai créée il y a 6 ans et qui croît sans cesse. C’est vrai…

Parce que j’ai arrêté de vouloir me changer ! J’ai accepté mon profil buridanien et mis en place des stratégies qui s’y adaptent. Parce que l’âne de Buridan, avec l’expérience, a acquis plein de richesses et de qualités incomparables…

Si vous aussi vous vous sentez âne de Buridan, ne désespérez pas ! Il y a des solutions…

Etes-vous l’âne de Buridan ?…

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